La DER/FJ : Pour le financement de l’entrepreneuriat au Sénégal des femmes et des jeunes

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La DER/FJ : Pour le financement de l'entrepreneuriat au Sénégal des femmes et des jeunes
La DER/FJ : Pour le financement de l'entrepreneuriat au Sénégal des femmes et des jeunes

Née en 2017, la DER / FJ (Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes) s’est donnée pour mission de s’attaquer au problème de la lutte contre la pauvreté en apportant une solution concrète à la problématique de l’accès au financement de l’entrepreneuriat au Sénégal des couches sociales les plus demandeuses. C’est-à-dire les femmes et les jeunes. La structure qui opère à travers des institutions de financement partenaires sur l’ensemble du territoire, se veut un acteur clé du plan Sénégal Emergent (PSE), qui ambitionne de faire du pays une économie émergente d’ici 2035.

Pourquoi les femmes et les jeunes ?

Selon le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), en 2019 au Sénégal, la participation à l’activité économique mesurée par le taux d’occupation s’élève à 19.9% pour les femmes contre 56.6% pour les hommes. Cela fait que le taux d’occupation chez les hommes est presque trois fois plus élevé que chez les femmes, qui sont d’ailleurs les plus touchées par le chômage dans le pays. Plus de 40% de la population féminine est en situation de chômage, pour 18% pour la population masculine. De plus, le pays de 17 millions d’habitants a une moyenne d’âge de 19 ans.
Ces statistiques montrent la fragilité de ces groupes qui pourraient constituer une bombe à retardement sur le plan social, si elles ne bénéficient pas de l’attention particulière qui leur est due. Avec un financement de l’entrepreneuriat au Sénégal, cela provoquerait une attention qui leur permettrait de jouer le rôle catalyseur qui est le leur dans la construction d’une nation prospère tel qu’envisagé par le PSE du Président Macky Sall.

Déjà 60 milliards de FCFA investis pour le financement de l’entrepreneuriat au Sénégal

Dans un pays où les banques sont réputées pour leur faible participation au financement des nouveaux projets, la DER/FJ apparaît comme une solution capable de donner un coup d’accélérateur à l’entreprenariat, qui consiste l’activité principale de la majorité de la population.

« La DER/FJ est un exemple que j’aime citer. J’avais constaté que les banques ne prêtaient pas aux jeunes, raison pour laquelle il fallait que l’Etat du Sénégal se substitue à elles pour accompagner la dynamique entrepreneuriale », a expliqué le Président Macky Sall lors d’une rencontre sur le financement des petites entreprises, organisée par l’AFD en février dernier en France, et qui a vu la présence du Président Emmanuel Macron.

Aujourd’hui, la DER/FJ répond comme jamais auparavant aux besoins de la jeunesse en matière d’accompagnements dans la création d’entreprises. Plus de 106 000 femmes et jeunes ont déjà bénéficié de ses financements dans le pays, pour 60 milliards de FCFA déjà octroyés. Il faut rappeler que la structure a déjà levé plus de 75 milliards de FCFA auprès de bailleurs comme la Banque africaine de développement (BAD), l’Agence française de développement (AFD), le fonds Khalifa des Emirats Arabes Unis, ainsi que la fondation Bill et Melinda Gates.
A terme, les autorités envisagent de créer un effet domino qui permettra de lutter contre la corruption qui, au dernier trimestre de 2021 était de 24,1%. En milieu rural, il est de 29,8%, indique l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

La transition vers une économie formelle à travers le financement de l’entrepreneuriat au Sénégal

Dans sa politique de développement, la DER/FJ compte s’attaquer à la problématique de l’économie informelle qui représente 97% des emplois dans le pays. Il faut savoir qu’au Sénégal, de nombreuses politiques se sont dressées, depuis plusieurs années contre l’activité informelle, sans succès. En effet, il est prévu que chaque entreprise accompagnée soit régulièrement formalisée, afin de s’impliquer comme il faut dans la marche de l’économie sénégalaise.

Pour le gouvernement, formaliser les acteurs économiques revient à prôner l’inclusion financière à travers la bancarisation de ses bénéficiaires. Au Sénégal, le taux de bancarisation est de près de 20%. Un niveau relativement faible comparé à ceux du Togo 25%, Bénin 24% ou encore du Burkina 23%. C’est aussi un paradoxe quand on sait que dans l’espace UEMOA, le pays possède le plus grand nombre d’institutions bancaires après la Côte d’Ivoire. D’ailleurs, une partie des frais d’ouverture de compte à la banque est subventionnée par Dakar.

Depuis 2017, on compte plus de 2 500 entreprises déjà formalisées dans le cadre de ce projet.
Outre la formalisation des entreprises, la DER/FJ a pour but de participer à la structuration des filières porteuses de l’économie. Une façon de renforcer et de stimuler la production et la croissance économique nationale. La mesure
La DER/FJ veut impacter de façon conséquente la création de richesses et d’emplois en rendant accessible aux femmes et aux jeunes les moyens de s’impliquer dans l’économie sénégalaise. A travers ses financements, la DER/FJ veut promouvoir l’éclosion d’entreprises locales à forte valeur ajoutée, en termes de création de richesses et d’emplois.